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 Did I tell you that I love you? ✖ Lilice

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MessageSujet: Did I tell you that I love you? ✖ Lilice    Mar 23 Sep - 8:31


Did I tell you that I love you?



Assit au clair de lune sur le balcon de la chambre que je partageais avec Alice, ma tendre moitié depuis près de deux siècle déjà, j'avais, depuis longtemps déjà, cessé de compter les heures qui nous retenaient prisonnier de notre propre maison. Cette maison, assez semblable à notre château français mais si différente de la villa que nous avions habité jadis, nous l'avions construite de nos mains pierre après pierre. Il était plutôt étrange que cette demeure, qui était censé abriter nos joies, soit à présent le théâtre de tous nos tourments. Même si j'aimais beaucoup cette chambre, teinté ici et là d'un blanc pur et de quelques touches de mauve, je regrettais un peu la chambre que je partageais à la villa avec ma douce épouse. Cette chambre avait été témoin de nos joies et de nos peines, de l'amour sans faille que nous nous portions mutuellement et de mon combat acharné pour devenir le végétarien accompli que j'étais à présent… Elle était emplie de souvenirs chers à mon cœur. Il était difficile de retrouver cette même sensation ici. Mais Alice et moi avions grandement besoin d'un endroit à nous… Un endroit où nous pouvions nous aimer sans être constamment entouré de notre famille, ce qui n'était pas franchement un luxe pour notre vie de couple. Après presque deux siècles, j'avais eu le temps de m'habituer au restant de notre famille, et si j'étais un peu moins réservé, j'avais toujours un peu de mal à être aussi démonstratif que Rosie et Em' en public.

Depuis le jour de notre rencontre dans ce petit restaurant de Philadelphie, je n'avais d'yeux que pour elle. Et elle me le rendait plutôt bien. Elle m'avait sauvé de la misère qu'était devenue mon existence. Ça avait été comme si je voyais le soleil pour la première fois après des années d'errance dans l'obscurité la plus totale. Sa joie de vivre, qui en irritait souvent plus d'un, était pour moi aussi frais qu'une délicate brise un jour d'été dans le Texas. J'aimais l'entendre échafauder toutes sortes de plans, que se soit pour préparer sa prochaine virée shopping avec Rose, pour agrandir son dressing déjà mille fois trop grand, pour organiser une fête d'anniversaire surprise à Joy ou pour nous forcer Em' et moi à emmener Edward chasser, histoire de passer une soirée entre fille avec Bella et Rosalie. J'adorais la voir aller et venir, de son éternel pas dansant, de la salle de bain à son dressing… Presque autant que je succombais à son irrésistible petite moue boudeuse quand elle ne savait pas quelle tenue choisir. Elle mettait tant d'ardeur à accorder parfaitement ses vêtements les uns aux autres, que je n'avais jamais osé lui dire que quoi qu'elle porte elle était toujours magnifique. Peut être parce que mes yeux parlaient pour moi. Entre nous il n'y avait jamais besoin de mots. Nous nous comprenions si bien, presque comme si je lisais dans ses pensées  et elle dans les miennes… Tel des âmes sœurs. C'est peut être ce qui nous avait poussé à nous marier. A moins que ce ne soit juste l'amour infini que j'avais pour elle. Parfois j'avais même l'impression d'être une sorte de groupie, totalement dépendant de celle qui partageait ma vie. Il m'arrivait souvent  de m'allonger près d'elle, juste heureux d'écouter son souffle régulier.

C'était une chose que nous avions toujours aimé: nous allonger l'un contre l'autre sur notre lit. Même s'il y avait bien des années que nous ne dormions plus, ça nous donnait l'illusion de mener une vie normale. Je passais alors les longues heures sombres de la nuit à caresser ses cheveux, à écouter sa respiration, à humer la douce fragrance de sa peau. Parfois, il nous arrivait de discuter de choses et d'autres, d'imaginer ce qu'aurait été notre vie si nous avions toujours été humains… Je nous voyais vivre dans une jolie petite maison, entourée d'une clôture blanche, un labrador beige couché sur le perron nous regardant jouer au ballon avec notre fils. Un petit ange aux cheveux sombre et aux yeux bleu, un immense sourire collé sur le visage… D'autre nuit, nous nous murmurions des mots d'amour comme de jeunes mariés, se jurant un amour éternel et bien plus encore avant de nous laissez gagner par la passion. Si autrefois Alice avait quelques scrupules en pensant à la promiscuité qui régnait à la villa, il en était à présent tout autre. Le château était royalement immense. Rien que notre chambre – sans compter le dressing – faisait bien le double, voir le triple de la chambre que nous avions à la villa.

C'était Alice qui avait choisit la décoration, mêlant à la fois le sobre et le coloré, savant mélange de nos deux personnalités. Elle était la petite étincelle de joie et de bonne humeur, de mon côté j'étais la force calme et rassurante. Dans un coin de la chambre trônait, encadré de deux tables de nuit en chêne, un grand lit confortable, agrémenté d'oreillers de plumes et d'un épais édredon d'un blanc immaculé recouvert d'un couvre lit mauve. A droite du lit conjugal, une porte menait à la salle d'eau aux même tons que notre chambre, composée d'une douche à l'italienne, une baignoire gigantesque, d'un évier en ballaste et de toilettes. Une coiffeuse avait élu domicile face au lit, ou traînait une brosse à cheveux et quelques parfums, bien qu'Alice n'en ait guère besoin. Juste à coté de celle-ci se trouvait l'entrée du dressing, presque aussi grand qu'une salle de bal. La plus part des vêtements appartenaient à ma tendre moitié, cependant, une place y était accordé à ma propre garde robe. Un peu plus loin, une immense bibliothèque, pleine de livre en tous genres, couvrait un pan du mur derrière un secrétaire en chêne massif. C'était généralement là de je m'installais pour préparer les cours de littérature que je dispensais à l'Université de Seattle. D'aussi loin que je me souvienne, j'avais toujours aimé lire, que ce soit des romans ou des livres plus sérieux dissertant de politique ou de philosophie. De mon bureau, je pouvais apercevoir le coin salon: un grand canapé d'angle d'un blanc pur, couvert de coussins du même mauve que le couvre lit.  Devant lequel se dressait fièrement une table basse, sur laquelle reposait un bouquet de fleur dans un vase. Alice aimait veiller a ce que les fleurs soit toujours fraîche, du moins c'était le cas avant que notre propre maison devienne notre prison… Une prison dorée certes, mais une prison tout de même.

J'avais beau tourner et retourner le problème dans tous les sens, je n'apercevais pas encore la solution à notre captivité forcée. L'espace d'un instant, j'avais l'impression d'être revenu bien des années auparavant, du temps où je parcourrais le Sud en compagnie de Maria. Certes la geôle n'était pas la même mais les chaînes l'étaient, elles. Pour se faire, notre famille avait été consignée dans l'aile des chambres, d'où nous avions seulement accès au couloir et à un petit salon. Il nous était tout bonnement interdit  de voyager dans le reste de la maison, des gardes positionné à l'extrémité du couloir vérifiaient que nous nous tenions sagement. Et mon petit exil sur le balcon m'avait depuis longtemps apprit que l'ensemble de la propriété était étroitement surveiller. Eliez semblait craindre une sorte de soulèvement. Il était vrai que suite à la disparition des Volturis, nombreux avaient été les vampires et autres créatures qui nous avaient prêté allégeance. Une allégeance qu'aucun de nous n'avait souhaitée, puis qu’aucun de nous n'avait jamais convoité le trône d'Aro, Marcus et Caïus. En revenant à Forks notre famille espérait juste reprendre la petite vie tranquille qu'elle y avait menée autrefois. Nous étions tous très attaché à la petite ville et à ses forêts. Je n'avais guère de mal a comprendre se qui motivait Eliez. En nous retenant prisonnier, il avait un avantage considérable: il s'assurait d'avoir assez de poids pour mater d'éventuels rebelles. La menace de notre mort devait suffire à dissuader toute tentative de renversement. J'avais cependant un très mauvais pressentiment et jusqu'à aujourd'hui mon instinct ne m'avait jamais trompé.

Mon regard se posa presque aussitôt sur Alice. Mon Alice, ma douce épouse, ma tendre moitié, mon âme sœur… J'avais juré de la protéger et ce plus d'une fois. Mais pour la première fois depuis toutes ces années, j'avais failli à mon serment. Je n'avais pas su la mettre à l'abri et l'avenir me faisait un peu peur. Je n'avais jamais été un lâche, aussi bien de mon vivant que dans mon existence damnée… J'avais affronté biens des horreurs que d'autre n'avaient pas vues. J'étais encore bien jeune lorsque je m'étais engagé dans l'armé. Même si j'avais échappé à un certain nombre de combat, j'avais tout de même eu mon lot de visions sanglantes et barbares. Ma mort en elle-même n'avait pas vraiment été un modèle de conte de fée. J'avais été pratiquement vidé dans son intégralité de mon sang et une douleur sans nom m'avait habité durant près de trois jours. J'avais ensuite du faire face à la faim et au monstre que j'étais devenu. Moi qui m'étais engagé pour faire le bien, j'avais dés lors vécu une vie loin de tout ce que j'avais pu imaginer. J'étais devenu le bras droit d'une femme cruelle et j'avais tué bon nombre des miens, beaucoup d'humains aussi, avant de rencontrer celle qui avait apporté le soleil dans mes journées mornes et grises. Non! Je n'avais jamais été lâche, j'avais toujours fait front devant les obstacles qui s'étaient dressés devant moi… Et pourtant, cette fois, j'aurais souhaité être n'importe où plutôt qu'ici. Je refusais qu'on lui face le moindre mal et encore moins d'en être spectateur. Je ne supporterais pas de voir celle qui comblait ma vie,  souffrir. Il était un fait certain. Quelques soit les projets d'Eliez nous concernant, jamais je ne le laisserais toucher à Alice… Même s'il me fallait pour ça donner ma vie, vendre mon âme au diable. Jamais les Aderdween ne pourraient lui faire du mal, dussent-ils me faire souffrir tous les tourments de l'enfer.








Dernière édition par Jasper H. Cullen le Lun 6 Oct - 23:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Did I tell you that I love you? ✖ Lilice    Lun 6 Oct - 16:30



Ma chambre... Notre chambre.... Voilà notre quotidien désormais...

J'étais assisse sur mon grand lit et regardais autour de moi. Autrefois un lieu de bien être et d'amour, notre chambre à Jasper et moi était devenue aujourd'hui comme une prison. Je fermais durant un bref instant les yeux. J'y revoyais tout l'amour que nous avions pu y partager. Ici, nous étions nous même , pas besoin de cacher nos émotions, nos étreintes. Ici c'était notre bulle, notre nid douillet.

Dans cette chambre c'est comme si rien n'avait changé. Comme si notre famille était quelque part dans le château en train de vaquer à leur occupation. J'essayais de m'en convaincre mais je n'y arrivais pas. Je savais que tout comme Jasper et moi, les autres membres de notre famille étaient assigné à leur chambre. Certes nous avions le droit de circuler dans le couloir de cette aile, mais pour y faire quoi? Montrer notre peine, montrer à tous la culpabilité qui me ronge de l'intérieur jours après jours, minutes après minutes?!? Non pour ma part je préférais rester ici et Jasper s'inquiétait pour notre famille, pour moi... Il n'avait pas besoin de le dire, je le connaissais que trop bien. C'était un soldat et il souhaitait protéger les gens qu'il aimait. Mais malheureusement, personne ne pouvait rien faire, nous devions tout simplement attendre que les Aderdween  fassent ce qu'il avaient envie de nous... Nous torturer... Nous tuer... Nous affamer...

Je ne comptais plus les jours qui nous avaient privés de notre liberté mais je m'inquiétais encore plus pour les humains et autres créatures prisonniers du château également. Cela faisait désormais des jours que nous n'avions pas chasser... Certes avec les siècles passaient nous savions nous contrôler, mais cela est acquis dans une situation normale...Ici rien n'était normal...

Je fixais un tableau accroché au mur devant notre lit. Je me rappelais du jour ou j'avais fait la décoration de notre nid d'amour. J'étais dans un tel état d'euphorie. Personne ne pouvait m'arrêter, j'étais comme un enfant devant ses cadeaux le matin de noël... Puis je me rappelais le jour de l'annonce de la mort des Volturi... Le sentiment de crainte que j'avais ressentie... Aujourd'hui j'avais la conviction que si à l'époque j'avais parlé de mes craintes, alors ma famille ne serait pas dans cette situation aujourd'hui... J'en avais la certitude.... De par ma faute, nous allions probablement tous mourir...

Cette idée m'étant insupportable, je me levais d'un bon du lit. Je me mis à faire les cents pas de long en large de la chambre. Il fallait trouver une solution à notre captivité mais je n'en trouvais aucune. Je m'arrêtais devant la baie vitrée de notre chambre. L'amour de ma vie, l'amour de mon éternité s'y trouvait de l'autre côté...
Je me rappelais ce jours bénie des Dieux ou nous nous sommes trouvé. Cette vision m'avait sauvé la vie. Mes souvenirs défilèrent. Jasper et moi n'avions pas eu que des jours heureux, nous avons eu une vie chaotique, semé d'embuche et de problèmes. Mais à chaque fois nous nous en sommes sortie, alors pourquoi cette fois ci ce serait différent?

Notre amour était plus fort que tout.

Jasper posa son tendre regard sur moi et toutes mes craintes et mes doutes s'envolèrent. Ce regard je le connaissais que trop bien. Tout comme moi l'inquiétude le rongeait de l'intérieur, même s'il ne voulait pas m'en dire un mot, je le savais. Mais il ne savait pas que c'était en partie ma faute se qui nous arrivais...

Je le rejoignis sur le balcon. La nuit était fraiche pour cette saison. Je posais tendrement mes bras autour de son cou et posa mes lèvres sur les siennes. Mon amour pour lui était comme au premier jour. Chaque contact avec sa peau, son corps, me faisait frissonner de plaisir et de désir. Nos baisers me déclenchèrent à chaque fois une envolé de papillon dans le ventre.   C'était l'Amour de ma vie, et rien ne changera cela.

Je lui sourie tendrement tout en plongeant mon regard dans le sien... Je devais lui dire ce que j'avais sur le cœur, mais je n'en trouvais pas le courage. Demain peut-être...
Pour l'instant je souhaitais juste profiter de lui, de ses bras, de sa tendresse...

-Je t'aime, lui murmurais-je dans un souffle au creux de l'oreille.




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MessageSujet: Re: Did I tell you that I love you? ✖ Lilice    Ven 17 Oct - 15:11




Did I tell you that I love you?

SOME PEOPLE WANT DIAMOND RING, SOME JUST WANT EVERYTHING… BUT EVERYTHING MEANS NOTHING IF I AIN'T GOT YOU Malgré la baie vitrée qui nous séparait, une énorme bouffée d'amour m'avait soudainement envahi alors que mon regard s'était glissé dans l'or liquide des prunelles d'Alice, envoyant balader très loin de moi les pensées macabres qui m'avaient habités de longues minutes. Même si je maîtrisais à la perfection mon don, elle avait toujours ce pouvoir sur moi. D'un simple regard elle savait percer ma carapace et elle n'avait nul besoin de don pour deviner ce qu'il se passait dans mon esprit. Cette fois encore, elle n'avait totalement désarmé. L'espace d'un instant j'avais imaginé Eliez, ou l'un de ses sbires, posant la main sur ma tendre moitié… A ce moment ce n'était pas l'amour qui s'était insinué dans mes veines, mais la colère, la rage et une folle envie de sang.  Peut être parce qu'après de longs jours de captivité, le besoin de chasser se faisait plus pressant d'heure en heure. J'étais donc un peu à cran, surtout avec nos alliés qui se retrouvaient captifs à nos côtés. J'aurais pu attaquer Eliez en personne sans la moindre hésitation, si je ne mettais pas un point d'honneur à rester d'un calme olympien. Tout du moins en apparence. Ceci dit, il avait suffit d'un regard échangé avec celle qui partageait mes jours, et plus encore mes nuits, pour que la fureur laisse seulement place à l'amour… Même si je sentais poindre, chez elle, une touche de culpabilité dont je ne trouvais aucune explication connue. Sans doute, Alice, se sentait-elle coupable de la situation comme nous l'étions tous. Et pourtant j'étais persuadé, plus qu'elle de toutes évidences, qu'aucun d'entre nous n'étaient responsable. Sans doute imaginait-elle qu'à cause de son propre don, elle était responsable en partie. Ce qui était totalement faux. Son don était depuis toujours assez subjectif. Après tout, le futur pouvait changer à tout instant selon les décisions que nous prenions. Nous l'avions d'ailleurs apprit face à Victoria et Riley. Alice n'était en rien responsable de ce que ses visions lui montraient… Ou ne lui montraient pas!

Mon regard d'ambre avait suivit son pas dansant, lorsqu'elle avait traversé la pièce pour rejoindre le balcon où je m'étais exilé depuis un bout de temps. Cela n'avait plus de balcon que le nom. Afin d'être certain que nous ne serions pas tenté de nous enfuir par là, le chef des Aderdween avait fait poser des barreaux d'acier trempé. De ce fait, cela ressemblait plus à une cage qu'à un balcon. Mais quand le sentiment d'enfermement se faisait trop ressentir, j'aimais assez m'y installer. C'était assez ressourçant de sentir le vent jouer dans mes cheveux ou d'écouter les petits bruits de la forêt environnante, même si cela relevait également d'un certain masochisme. Savoir la forêt toute proche sans pouvoir y aller, c'était pas toujours évident. Mais c'était toujours mieux que de rester au coté des fées et des sirènes, qui me rappelaient sans cesse que je n'avais pas chassé depuis plus de deux semaines. Et même si je contrôlais mieux ma soif qu'il y a cent ans, je n'étais pas a l'abri d'un accident. J'avais donc décidé de quitter le moins souvent possible la rassurante solitude de notre chambre.

La porte fenêtre n'avait pas encore bougée que la douce fragrance d'Alice m'était parvenue, léger mélange de lilas et de vanille. D'aussi loin que je me souvienne, son odeur m'avait toujours étonnée parce qu'elle reflétait parfaitement sa personnalité. La vanille m'évoquait la douceur, la chaleur, alors que le lilas représentait la petite touche de gaieté qui caractérisait si bien ma tendre moitié. Ce suave parfum attisait toujours, chez moi, une certaine faim à laquelle le sang était, toutefois, totalement étranger. Il était étrange de voir que malgré les décennies qui s'écoulaient, inlassablement, mon désir pour elle était toujours aussi vivace qu'au premier jour. Si ce n'est plus encore chaque jour. Derrière mon apparente élégance, mon air gentleman, il m'arrivait d'avoir encire de me comporter en rustre comme le ferait Emmett, et de séquestrée Alice dans notre chambre pour lui faire subir la plus douce des tortures. Et ce, des heures durant. Elle avait cette faculté de me faire oublier mes deux siècles passés, pour ne me faire redevenir qu'un simple jeune homme frivole de vingt ans à peine.

A peine les bras d'Alice étaient-ils venus se nouer autour de mon cou, que j'accueillais avec délice ses lèvres douces et rosées. L'espace d'un instant j'oubliais que nous étions retenus contre notre gré dans notre maison et je profitais juste de sa présence. Cette présence que j'aimais tant était comme une bouée de sauvetage dans la tempête qu'était devenue notre vie. Instinctivement, mes bras avaient trouvé leurs place, enserrant la taille de ma tendre moitié, dans un geste tant de protection que d'infime tendresse. J'avais toujours aimé la sentir tout contre moi, comme si je n'étais absolument complète que lorsque nous partagions un moment comme celui-ci. Le moindre contact avec elle m'était pratiquement vital, qu'il s'agisse de simplement li tenir la main – ce que nous faisions souvent en public – ou de lui faire passionnément l'amour et de la garder avec bonheur aux creux de mes bras, avant le round suivant. Jamais encore je n'avais été si dépendant à quelqu'un. Et si pour certains, cela pouvait découler d'un possible traumatise remontant à l'enfance, chez nous, vampire, c'était quelques choses de somme toute assez normal. Après notre transformation, nos émotions et notre ressenti était décuplé bien au delà de tout ce qu'il nous serait possible d'imaginer étant humain. C'est ce qui avait d'ailleurs poussé Edward à rendre visite aux Volturi lorsqu'il avait cru Bella morte. Je serais prêt à tout, si on m'enlevait Alice.

Croisant à nouveau son regard d'or, je percevais presque instantanément un léger malaise. Comme lorsque l'on veut avouer quelques chose mais que soudainement le courage se dissipait. Je fronçais doucement les sourcils, inquiet de ce qui pouvait tourmenter ma belle lutine, d'habitude d'humeur si joviale. Il était rare de la voir dans un tel état de préoccupation. Et cela, mêlé à la culpabilité que j'avais sentie émaner d'elle un peu plus tôt, ne me disait rien de bon. Avait-elle eu une nouvelle vision? Peut-être. J'étais sur le point de lui poser la question quand son humeur avait changé, ne laissant plus apparaître que le besoin de se détendre et de profiter de l'instant présent. Je ravalais donc mes questions mais les gardais néanmoins à l'esprit. Il serait encore temps de les poser lorsque la nuit serait plus que largement entamée, et que nous serions allongés dans notre lit.

- Je t'aime, avait susurré sa douce voix à mon oreille.

Des papillons dans l'estomac, je m'éloignais aussitôt des questions sans réponses qui couraient ici et là dans mon esprit, me focalisant exclusivement sur elle. Sur son corps contre le miens, sur sa poitrine qui se pressait un peu plus contre mon torse à chaque respiration, sur ses cheveux frémissant sous la brise nocturne, sur son regard plein d'amour, sur son adorable nez, sur sa peau d'opaline qui semblait luire sous la lune, sur ses ongles qui frôlaient ma nuque faisant naître en moi des dizaines de frisons et sur ses lèvres qui donneraient envie de luxure à Dieu lui-même. Je doutais parfois qu'elle ait pu être humaine un jour. Non, elle n'avait certainement pas pu l'être puisque les anges ne l'étaient pas. Qu'avais-je donc bien pu faire à Dieu pour qu'il envoie son plus bel ange me tenter de la sorte? Elle n'avait absolument aucune idée de combien je pouvais l'aimé, si ce n'est ce que j'acceptais de lui montrer. Je décidais cependant de lui en donné un petit aperçu, et lui envoyais une vague d'amour et de désir, avant de plaqué un doux baiser sur ses lèvres.

- Moi aussi je t'aime, avouais-je de ma voix suave. Plus que tu ne pourras jamais l'imaginer.

Je posais à nouveau les lèvres sur les siennes, pour un baiser ardant. Un baiser pressant et passionné. Le genre de baiser qui vous laisse totalement à bout de souffle,  tremblante de désir et qui allume un véritable brasier dans le creux de vos reins. A l'instant je n'avais qu'une seule envie: lui démontrer l'étendue de mon amour pour elle. Et lui faire tout oublier. La disparition des Volturis, l'arrivée d'Eliez, notre nouveau statut de prisonniers, les semaines douloureuses qui se dressaient devant nous, ses visions, sa culpabilité, notre famille, son nom, la frustration et même la faim. Je voulais qu'il ne reste plus que nous, notre amour incommensurable et inconditionnel. Comme sa l'aurait été si je l'avais forcé à quitter notre famille avant que tout ça n'arrive. Comme ça l'aurait été si je l'avais mise à l'abri de tous dangers. Ce que je regretterais jusqu'à mon dernier souffle.






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MessageSujet: Re: Did I tell you that I love you? ✖ Lilice    Lun 5 Jan - 23:57



Oui, je l'aimais. Je venais de lui dire une fois de plus que je l'aimais, mais cela il le savait déjà, nous n'avions nullement besoin de parler. Je lui souris tendrement. Il était mon soleil, sans lui ma vie n'était que ténèbres. Ma joie de vivre, je la tenais de lui. Parfois je pouvais rester des heures à l'observer sans bouger ne serait-ce qu'un cil. Aucun humain ne pourrait comprendre notre amour. Cela dépassait tout entendement. Avant même de le voir en chair et en os, je savais qu'il serait mon unique raison de vivre. Sans lui je ne serais qu'une triste marquise à la robe grise. Tandis qu'à ses côtés, il me rendait rayonnante de bonheur. Nous avions beau être prisonnier, mais dès lors que je le regardais, ou tout simplement lorsque je me trouvais dans le creux de ses bras, et bien, tout ce qui nous entourait disparaissait immédiatement.
Délicatement, je dessinais de petits cercle avec mes doigts sur la nuque de mon adorée. Je sentis sa peau frémir sous mon contact et cela ne fit qu'éveiller mon désir.

En une fraction de seconde je fus envahie d'amour et de désir. Un petit rire mutin s'échappa de mes lèvres. Mon tendre amour venait de me montrer un bref aperçu de ce qu'il ressentait. Cela ne fit qu'accroitre mon désir pour lui. Il me sourit et plaqua ses lèvres tout contre les miennes. Je pressais mon corps contre le sien. Mes vêtements devenaient brulant. Je ne souhaitais plus qu'une chose me débarrasser d'eux.

De sa délicieuse voix, il me dit que lui aussi m'aimait. Et ce plus que je ne pouvais l'imaginer. En fait nous nous aimions plus qu'il n'était possible d'aimer une personne. Nous avions une chance incroyable. Le destin nous avait réunis et par la même occasion, il nous avait sauvé. Il posait une fois de plus ses lèvres tout contre les miennes, mais cette fois ci, ce baiser se fit plus passionné, plus emplit de désir. En un baiser et sans besoin de vision, je savais ce qui aller se passer  d'ici peu et j'en avais hâte...

Je collais mon corps à celui de mon âme-sœur, lui rendant chacun de ses baisers, recevant des vagues d'amour et de désir. Je savais que Jasper contrôlait son don mais dans certain cas il perdait tout contrôle et ce n'était pas pour me déplaire, bien au contraire. Chaque moment intime avec lui était un vrai miracle, un vrai feu d'artifice, entre le fait de voir ce qu'il comptait me faire grâce à mon don et le fait de ressentir son amour pour moi grâce au sien, ce ne pouvait qu'être bonheur et étincelle à se faire damner un saint....

Je détachais mes lèvres des siennes pour voir son visage. Sous cette lune il était si beau, je me sentais comme une jeune vierge le soir de ses noces. J'étais tremblante de la tête au pied, et si mon cœur pouvait encore battre, il s'envolerait hors de ma poitrine tant j'étais heureuse en cet instant.
Je me mordit la lèvre inférieur et lui adressais un tendre sourire coquin. Plongeant mon regard dans le sien, j'entrepris d'ôter un à un les boutons de la chemise de mon adoré. Délicatement, je posais mes lèvres sur son cou et le couvrir de tendre baiser tout en continuant d'enlever ces satanés boutons.

Mes baisers descendirent lentement sur son torse musclé. J'en parcourais chaque millimètre, comme si je le découvrais pour la toute première fois. Mes doigts agiles finirent d'enlever sa chemise et la laissa tomber sur le balcon. Mes baisers remontèrent jusqu’à trouver la bouche de mon âme sœur.  Nos langues se lancèrent dans un ballet artistique dont elles seules avaient le secret. Tout en savourant cet instant, mes doigts cherchèrent la poignet de la porte fenêtre. L'intérieure de notre chambre était plus propice à la suite des évènements.

Un pas et puis deux et nous étions à l'abri des regards indiscret. D'un geste brusque je collais le corps de Jasper au mien sentant ainsi sa virilité se durcir. Mes doigts agrippèrent son dos comme pour être certaine qu'il ne s'échappe pas même si je savais pertinemment qu'à cet instant précis il ne souhaitait en aucun cas partir.

En un regard, je sus que tout comme moi, il brulait de désir. Et je comptais bien assouvir cette soif partagé...


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