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 Did I tell you that I love you? ✖ Lilice

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Prisonnier des Aderdween

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Jasper H. Cullen

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♦ Humeur : Protecteur mais d'humeur plutôt changeante selon la personne avec qui il se trouve.
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MessageSujet: Did I tell you that I love you? ✖ Lilice    Mar 23 Sep - 8:31


Did I tell you that I love you?



Assit au clair de lune sur le balcon de la chambre que je partageais avec Alice, ma tendre moitié depuis près de deux siècle déjà, j'avais, depuis longtemps déjà, cessé de compter les heures qui nous retenaient prisonnier de notre propre maison. Cette maison, assez semblable à notre château français mais si différente de la villa que nous avions habité jadis, nous l'avions construite de nos mains pierre après pierre. Il était plutôt étrange que cette demeure, qui était censé abriter nos joies, soit à présent le théâtre de tous nos tourments. Même si j'aimais beaucoup cette chambre, teinté ici et là d'un blanc pur et de quelques touches de mauve, je regrettais un peu la chambre que je partageais à la villa avec ma douce épouse. Cette chambre avait été témoin de nos joies et de nos peines, de l'amour sans faille que nous nous portions mutuellement et de mon combat acharné pour devenir le végétarien accompli que j'étais à présent… Elle était emplie de souvenirs chers à mon cœur. Il était difficile de retrouver cette même sensation ici. Mais Alice et moi avions grandement besoin d'un endroit à nous… Un endroit où nous pouvions nous aimer sans être constamment entouré de notre famille, ce qui n'était pas franchement un luxe pour notre vie de couple. Après presque deux siècles, j'avais eu le temps de m'habituer au restant de notre famille, et si j'étais un peu moins réservé, j'avais toujours un peu de mal à être aussi démonstratif que Rosie et Em' en public.

Depuis le jour de notre rencontre dans ce petit restaurant de Philadelphie, je n'avais d'yeux que pour elle. Et elle me le rendait plutôt bien. Elle m'avait sauvé de la misère qu'était devenue mon existence. Ça avait été comme si je voyais le soleil pour la première fois après des années d'errance dans l'obscurité la plus totale. Sa joie de vivre, qui en irritait souvent plus d'un, était pour moi aussi frais qu'une délicate brise un jour d'été dans le Texas. J'aimais l'entendre échafauder toutes sortes de plans, que se soit pour préparer sa prochaine virée shopping avec Rose, pour agrandir son dressing déjà mille fois trop grand, pour organiser une fête d'anniversaire surprise à Joy ou pour nous forcer Em' et moi à emmener Edward chasser, histoire de passer une soirée entre fille avec Bella et Rosalie. J'adorais la voir aller et venir, de son éternel pas dansant, de la salle de bain à son dressing… Presque autant que je succombais à son irrésistible petite moue boudeuse quand elle ne savait pas quelle tenue choisir. Elle mettait tant d'ardeur à accorder parfaitement ses vêtements les uns aux autres, que je n'avais jamais osé lui dire que quoi qu'elle porte elle était toujours magnifique. Peut être parce que mes yeux parlaient pour moi. Entre nous il n'y avait jamais besoin de mots. Nous nous comprenions si bien, presque comme si je lisais dans ses pensées  et elle dans les miennes… Tel des âmes sœurs. C'est peut être ce qui nous avait poussé à nous marier. A moins que ce ne soit juste l'amour infini que j'avais pour elle. Parfois j'avais même l'impression d'être une sorte de groupie, totalement dépendant de celle qui partageait ma vie. Il m'arrivait souvent  de m'allonger près d'elle, juste heureux d'écouter son souffle régulier.

C'était une chose que nous avions toujours aimé: nous allonger l'un contre l'autre sur notre lit. Même s'il y avait bien des années que nous ne dormions plus, ça nous donnait l'illusion de mener une vie normale. Je passais alors les longues heures sombres de la nuit à caresser ses cheveux, à écouter sa respiration, à humer la douce fragrance de sa peau. Parfois, il nous arrivait de discuter de choses et d'autres, d'imaginer ce qu'aurait été notre vie si nous avions toujours été humains… Je nous voyais vivre dans une jolie petite maison, entourée d'une clôture blanche, un labrador beige couché sur le perron nous regardant jouer au ballon avec notre fils. Un petit ange aux cheveux sombre et aux yeux bleu, un immense sourire collé sur le visage… D'autre nuit, nous nous murmurions des mots d'amour comme de jeunes mariés, se jurant un amour éternel et bien plus encore avant de nous laissez gagner par la passion. Si autrefois Alice avait quelques scrupules en pensant à la promiscuité qui régnait à la villa, il en était à présent tout autre. Le château était royalement immense. Rien que notre chambre – sans compter le dressing – faisait bien le double, voir le triple de la chambre que nous avions à la villa.

C'était Alice qui avait choisit la décoration, mêlant à la fois le sobre et le coloré, savant mélange de nos deux personnalités. Elle était la petite étincelle de joie et de bonne humeur, de mon côté j'étais la force calme et rassurante. Dans un coin de la chambre trônait, encadré de deux tables de nuit en chêne, un grand lit confortable, agrémenté d'oreillers de plumes et d'un épais édredon d'un blanc immaculé recouvert d'un couvre lit mauve. A droite du lit conjugal, une porte menait à la salle d'eau aux même tons que notre chambre, composée d'une douche à l'italienne, une baignoire gigantesque, d'un évier en ballaste et de toilettes. Une coiffeuse avait élu domicile face au lit, ou traînait une brosse à cheveux et quelques parfums, bien qu'Alice n'en ait guère besoin. Juste à coté de celle-ci se trouvait l'entrée du dressing, presque aussi grand qu'une salle de bal. La plus part des vêtements appartenaient à ma tendre moitié, cependant, une place y était accordé à ma propre garde robe. Un peu plus loin, une immense bibliothèque, pleine de livre en tous genres, couvrait un pan du mur derrière un secrétaire en chêne massif. C'était généralement là de je m'installais pour préparer les cours de littérature que je dispensais à l'Université de Seattle. D'aussi loin que je me souvienne, j'avais toujours aimé lire, que ce soit des romans ou des livres plus sérieux dissertant de politique ou de philosophie. De mon bureau, je pouvais apercevoir le coin salon: un grand canapé d'angle d'un blanc pur, couvert de coussins du même mauve que le couvre lit.  Devant lequel se dressait fièrement une table basse, sur laquelle reposait un bouquet de fleur dans un vase. Alice aimait veiller a ce que les fleurs soit toujours fraîche, du moins c'était le cas avant que notre propre maison devienne notre prison… Une prison dorée certes, mais une prison tout de même.

J'avais beau tourner et retourner le problème dans tous les sens, je n'apercevais pas encore la solution à notre captivité forcée. L'espace d'un instant, j'avais l'impression d'être revenu bien des années auparavant, du temps où je parcourrais le Sud en compagnie de Maria. Certes la geôle n'était pas la même mais les chaînes l'étaient, elles. Pour se faire, notre famille avait été consignée dans l'aile des chambres, d'où nous avions seulement accès au couloir et à un petit salon. Il nous était tout bonnement interdit  de voyager dans le reste de la maison, des gardes positionné à l'extrémité du couloir vérifiaient que nous nous tenions sagement. Et mon petit exil sur le balcon m'avait depuis longtemps apprit que l'ensemble de la propriété était étroitement surveiller. Eliez semblait craindre une sorte de soulèvement. Il était vrai que suite à la disparition des Volturis, nombreux avaient été les vampires et autres créatures qui nous avaient prêté allégeance. Une allégeance qu'aucun de nous n'avait souhaitée, puis qu’aucun de nous n'avait jamais convoité le trône d'Aro, Marcus et Caïus. En revenant à Forks notre famille espérait juste reprendre la petite vie tranquille qu'elle y avait menée autrefois. Nous étions tous très attaché à la petite ville et à ses forêts. Je n'avais guère de mal a comprendre se qui motivait Eliez. En nous retenant prisonnier, il avait un avantage considérable: il s'assurait d'avoir assez de poids pour mater d'éventuels rebelles. La menace de notre mort devait suffire à dissuader toute tentative de renversement. J'avais cependant un très mauvais pressentiment et jusqu'à aujourd'hui mon instinct ne m'avait jamais trompé.

Mon regard se posa presque aussitôt sur Alice. Mon Alice, ma douce épouse, ma tendre moitié, mon âme sœur… J'avais juré de la protéger et ce plus d'une fois. Mais pour la première fois depuis toutes ces années, j'avais failli à mon serment. Je n'avais pas su la mettre à l'abri et l'avenir me faisait un peu peur. Je n'avais jamais été un lâche, aussi bien de mon vivant que dans mon existence damnée… J'avais affronté biens des horreurs que d'autre n'avaient pas vues. J'étais encore bien jeune lorsque je m'étais engagé dans l'armé. Même si j'avais échappé à un certain nombre de combat, j'avais tout de même eu mon lot de visions sanglantes et barbares. Ma mort en elle-même n'avait pas vraiment été un modèle de conte de fée. J'avais été pratiquement vidé dans son intégralité de mon sang et une douleur sans nom m'avait habité durant près de trois jours. J'avais ensuite du faire face à la faim et au monstre que j'étais devenu. Moi qui m'étais engagé pour faire le bien, j'avais dés lors vécu une vie loin de tout ce que j'avais pu imaginer. J'étais devenu le bras droit d'une femme cruelle et j'avais tué bon nombre des miens, beaucoup d'humains aussi, avant de rencontrer celle qui avait apporté le soleil dans mes journées mornes et grises. Non! Je n'avais jamais été lâche, j'avais toujours fait front devant les obstacles qui s'étaient dressés devant moi… Et pourtant, cette fois, j'aurais souhaité être n'importe où plutôt qu'ici. Je refusais qu'on lui face le moindre mal et encore moins d'en être spectateur. Je ne supporterais pas de voir celle qui comblait ma vie,  souffrir. Il était un fait certain. Quelques soit les projets d'Eliez nous concernant, jamais je ne le laisserais toucher à Alice… Même s'il me fallait pour ça donner ma vie, vendre mon âme au diable. Jamais les Aderdween ne pourraient lui faire du mal, dussent-ils me faire souffrir tous les tourments de l'enfer.